La hausse de la concentration de CO2                                    InformationsGenerales
La hausse de la concentration de CO2 compromet la vie dans les océans   ( 25Septembre2009)

Source de l' Article : http://www.univers-nature.com

Les 30 % de CO2 émis par l'homme, qui sont captés par les océans, ne sont pas sans influence sur leur composition chimique. En effet, on sait depuis plusieurs années que les 25 millions de tonnes de gaz carbonique, qui se combinent chaque jour avec l’eau de mer, sont à l'origine d'un phénomène d'acidification des eaux océaniques qui rend plus difficile la fabrication de calcaire par les organismes marins tels que les coraux, les algues, le phytoplancton ou même les moules.

Toutefois, cette acidification ne se produit pas d'une manière homogène dans la colonne des eaux océaniques. Le phénomène est plus important dans les profondeurs, là où se trouvent les plus fortes concentrations de CO2. Pour cette raison, des chercheurs du laboratoire d'océanographie de Villefranche (CNRS / UPMC) se sont intéressés à l'impact d'une diminution du pH de l'eau sur des organismes calcificateurs qui y vivent.
C'est dans ce cadre qu'ils ont constaté que les ptéropodes (escargots marins nageurs, photo ci-contre) voient leur coquille calcaire se constituer 30 % moins vite lorsqu'ils sont maintenus dans une eau de mer ayant les caractéristiques attendues en 2100 (1). De même, les coraux profonds pourraient voir une chute de leur croissance encore plus forte (- 50%), comme pour celle mise en évidence pour le corail Lophelia pertusa.

Pour les chercheurs, la perturbation à venir, du développement de ces organismes des profondeurs, aura une influence directe sur l'ensemble de la chaîne alimentaire qui repose sur les ptéropodes et sur les espèces qui profitent de l'écosystème induit par la présence des coraux.
 

Pascal Farcy
1- Au rythme des émissions actuelles de CO2, on estime que le pH diminuera de 0,4 unité d’ici 2100, ce qui représente un triplement de l’acidité moyenne des océans, une première dans les 20 millions d’années passées. Ce phénomène ne pourra être contrôlé qu’en limitant les concentrations futures de CO2 dans l’atmosphère.